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L’heure est grave. La crise sanitaire, économique, démocratique et écologique que nous subissons exacerbe les inégalités sociales, raciales et de genre. Leur instrumentalisation par le pouvoir politique légitime toujours davantage le racisme systémique et l’islamophobie. Les horizons individuels, collectifs et planétaires sont plus que jamais menacés. Pour reprendre la main sur nos vies et ne pas rester dans la sidération, pour construire un avenir commun, mettre en pratique la solidarité à grande échelle, il est urgent de nous organiser.

Le fascisme en France – comme dans d’autres pays – progresse et menace. La xénophobie, le racisme institutionnel, les stratégies de division développées par le pouvoir et une grande partie des médias entraînent une diffusion des idées de l’extrême-droite bien au-delà de ses rangs et intensifient la racialisation de la société. Loi contre le « séparatisme », perquisitions arbitraires, dissolutions d’associations, stigmatisations quotidiennes : les attaques contre les musulman.e.s – dont on a pu voir le déchaînement après le terrible assassinat du professeur de Conflans-Sainte-Honorine – sont chaque jour plus insupportables et manifestent un racisme structurel d’État. Le raidissement autoritaire du pouvoir depuis le mouvement des gilets jaunes et sa répression, les violences policières racistes qui continuent de tuer, une institution policière gangrenée par une culture d’extrême droite : plusieurs ingrédients d’une possibilité d’un basculement fasciste sont réunis. Face à cela, la gauche est aujourd’hui incapable d’offrir une réponse cohérente et offensive, notamment parce qu’en son sein même, la clarté sur ces questions fait cruellement défaut. Dans ce contexte, nous devons nous armer idéologiquement pour faire barrage à ces haines. Nous opposer à la racialisation de la société en faisant vivre la solidarité avec les premier.e.s concerné.es, occuper le terrain au côté des habitant.e.s des quartiers, dans les institutions, tisser les relations de confiance permettant de se défendre et de convaincre qu’un monde de justice pour l’égalité est possible, le seul souhaitable pour l’avenir.

La pandémie de Covid-19 et ses conséquences sociales frappent en premier lieu les quartiers populaires, les femmes, les plus exploité.e.s et opprimé.e.s. La crise sanitaire, dramatiquement aggravée par les décisions dangereuses, autoritaires et inefficaces des gouvernants, fait aujourd’hui le lien entre toutes les autres crises : économiques, sociales, politiques et écologiques. Les licenciements explosent, la pauvreté s’aggrave. Notre santé ne reçoit pas les moyens publics dont elle devrait bénéficier. Les dizaines de milliers de suppressions de postes et de lits d’hôpitaux ces dernières années, la marchandisation du soin, le mépris des autorités pour les soignants de proximité, mettent nos vies en danger. Paralysées, les organisations de gauche n’apportent pas de réponse à la hauteur des enjeux.

Les catastrophes environnementales se multiplient. Épidémies, méga-incendies, accidents industriels, empoisonnements, emballement du réchauffement climatique… : la nature est exploitée et détruite par des dirigeants économiques et politiques pour toujours plus de profits. Pourtant, les initiatives communes aux syndicalistes, écologistes et habitant.e.s sont beaucoup trop rares, trop faibles, et la conscience du fait que le capitalisme détruit la planète n’est toujours pas au centre de l’écologie politique dominante.

Au travail, l’exploitation, la précarité et l’usure gagnent toujours plus de terrain. Le chômage progresse rapidement pendant que les indemnisations diminuent. Les salarié.e.s sont contraint.e.s de travailler toujours plus longtemps et durement. Du travail salarié (infirmières, aides-soignantes, caissières, aides à domicile…) au travail bénévole, en passant par le travail domestique, les femmes sont en première ligne. Plus encore en période de confinement, et c’est grâce aux soins les plus divers apportés aux autres et à leur solidarité active que la société continue de tenir face aux agressions du capitalisme. Pourtant, les organisations existantes refusent encore de réfléchir à des pratiques et des propositions crédibles de démocratisation des entreprises et de prise en charge collective et démocratique du travail, rémunéré ou non.

Les luttes sociales en France soulignent l’ampleur de la colère et du potentiel de mobilisation et d’auto-organisation des travailleuses et des travailleurs, des privé-e-s d’emploi, des jeunes, des habitant.e.s des quartiers populaires. Ces derniers mois, ce sont des millions d’entre-nous qu’ont rassemblé des mobilisations pendant le mouvement des gilets jaunes, celles contre la réforme des retraites, pour les droits des sans-papiers, contre les violences policières, contre l’islamophobie, pour le climat et contre les violences faites aux femmes et les minorités de genre. Au niveau international, les dernières années ont vu émerger des soulèvements et révoltes d’une radicalité nouvelle, porteurs d’une culture politique égalitaire et démocratique. Pourtant, en France comme ailleurs, nous voyons bien que nos organisations, et en particulier les partis politiques, sont incapables d’imposer une perspective alternative.

Où en sommes-nous avec la politique ? En février 2020, nous écrivions : « Nos manifestations sont massives, des solidarités nouvelles entre les exploité.e.s et les opprimé.e.s expriment, en France comme ailleurs, le refus de la délégation et de la personnalisation du pouvoir et la soif de justice sociale, de dignité, et de démocratie réelle. Pourtant, les organisations de gauche, même radicales et anticapitalistes, sont en crise car pour partie elles ne comprennent pas l’importance des mobilisations et les nouvelles formes de lutte, notamment écologistes, féministes et antiracistes. Elles reproduisent des pratiques électoralistes et peu démocratiques et sont incapables d’articuler la réponse urgente aux besoins concrets, ici et maintenant, et un projet alternatif global, qu’il nous faut élaborer. ». En novembre 2020, ce constat est encore d’actualité. Les grandes organisations associatives, syndicales et politiques (auxquelles nombre d’entre nous participons) n’ont pas été à la hauteur concernant l’organisation de la solidarité populaire, le manque de masques, le soutien aux travailleuses et travailleurs en première ligne, les mesures autoritaires et la vague de licenciements.

Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Nous devons créer de nouveaux outils pour rendre concret ce qu’il y a de commun entre les luttes, pour être plus efficaces dans la bataille idéologique, pour nous former, nous défendre, pour que les exploité.e.s et les opprimé.e.s reprennent confiance en l’avenir, pour faire d’une transformation sociale globale et radicale un horizon à portée de main. Cela sera favorisé par une montée des mobilisations sociales mais ne pourra pas se faire spontanément. C’est pourquoi nous voulons commencer à créer, dès maintenant, une nouvelle organisation politique – en partant de la situation concrète que nous vivons, en partant de la richesse des expériences, des histoires et des luttes auxquelles nous participons.

Quelle organisation politique voulons-nous ?

Voici quelques lignes directrices qui nous réunissent, et autant de questions auxquelles nous voulons répondre ensemble.

– Une organisation populaire, construite avec les exploité.e.s et opprimé.e.s, à partir des résistances concrètes dans les lieux de vie, de travail, d’étude. Comment faire pour renouer avec la confiance et des pratiques communes ? Pour se débarrasser des rapports de domination, de délégation ? Pour réinventer toutes les activités d’une organisation politique de telle manière qu’elles soient accessibles à toutes et tous, et pas seulement à des professionnel.le.s du militantisme ?

– Une organisation qui décloisonne les initiatives associatives, syndicales, habitantes, politiques. Comment faire pour construire des articulations nouvelles entre mobilisations sociales et activité politique ? Pour que la « convergence des luttes » ne soit pas qu’un appel, un simple slogan ou une stratégie ponctuelle, mais une construction collective durable et solide ?

– Une organisation pour une transformation révolutionnaire de la société, débarrassée du capitalisme. Comment faire pour que ces mots ne restent pas des déclamations creuses mais prennent leur sens concret à partir des préoccupations immédiates et se traduisent dans des propositions plausibles et un projet global ? Comment concevoir un apprentissage, une formation aux théories et aux expériences révolutionnaires, s’adressant notamment à la jeunesse populaire ? Comment faire vivre au sein des luttes en cours l’histoire et l’actualité internationale des mouvements révolutionnaires ?

– Une organisation écologiste et populaire : il n’y aura pas d’émancipation sur une planète morte. Comment construire et diffuser une écologie des plus exploité.e.s et opprimé.e.s, une écologie vraiment populaire, internationaliste et démocratique ? Comment faire des luttes locales des occasions de convaincre massivement et d’élaborer le chemin d’une révolution écologique et sociale ? Et d’abord, comment faire pour que, partout, l’effondrement de la biodiversité, du changement climatique, de l’artificialisation des terres, de la pollution de l’air et de l’eau, deviennent des préoccupations immédiates ?

– Une organisation résolument antiraciste. Comment établir des alliances, en partant de et au service des initiatives de celles et ceux qui luttent sur le terrain contre tous les racismes et l’islamophobie, contre les violences policières, pour la décolonisation des espaces publics et de la société ? Comment faire pour que la nouvelle génération de militant.e.s des immigrations et des quartiers populaires trouve toute sa place ? Comment renouveler les armes de la bataille idéologique contre l’extrême-droite, le racisme d’Etat, le fascisme, et convaincre massivement de l’importance cruciale de la lutte antiraciste en France aujourd’hui ?

– Une organisation vraiment féministe. Comment mettre, en acte et pas seulement en discours, la question féministe au cœur de notre projet politique ? Comment construire avec la nouvelle génération de militant.e.s et collectifs féministes, pour rendre central dans les luttes et les imaginaires un « féminisme pour les 99% », populaire, antiraciste, anticapitaliste et écologiste ? Comment concevoir et organiser les activités militantes, pour qu’elles ne reproduisent pas la violence, les rapports concurrentiels, le culte du virilisme et de l’égo, mais permettent une véritable égalité et un processus de formation et d’émancipation féministes pour toutes et tous, de dé-virilisation de nos pratiques, de réflexion à la prise en charge collective du soin et de la vie, à commencer par le souci et le respect des autres à l’intérieur même de l’organisation ?

Une organisation concrètement internationaliste et solidaire des luttes populaires dans le monde. Comment faire de l’internationalisme une réalité vivante et pas seulement une spécialité pour quelques militant.e.s ? Comment s’enrichir des pratiques d’auto-organisation des nouvelles cultures politiques radicalement démocratiques qui se sont développées aux quatre coins de la planète, notamment depuis 2010 ? Comment tisser des liens concrets avec les mouvements qui partagent les mêmes préoccupations et objectifs à l’échelle internationale ? Comment remettre sur le devant de la scène le refus des politiques impérialistes et militaristes de la France et s’y opposer efficacement ?

– Une organisation totalement démocratique et inclusive. Comment placer la démocratie au centre de nos pratiques et propositions militantes dans tous les domaines ? Comment élaborer un fonctionnement vraiment inclusif, où tou.te.s sont écouté.e.s, encouragé.e.s, enrichi.e.s d’où qu’on vienne et quel que soit son niveau d’investissement dans les actions ou dans la vie de l’organisation ? Comment construire une organisation qui respecte la pluralité des tactiques tout en donnant les moyens d’œuvrer à une stratégie commune ?

Une organisation ouverte et destinée au plus grand nombre. Comment éviter les écueils de l’entre-soi militant ? Comment réinventer des contenus et méthodes de formation et d’autoformation susceptibles d’intéresser et d’être utiles au plus grand nombre ? Quels outils médiatiques mettre en place pour faire caisse de résonance aux luttes locales et en même temps élaborer politiquement dans la durée ?

Une organisation utile au quotidien. Nous ne sortirons des cercles militants existants qu’en participant à la solidarité concrète et à l’autodéfense populaire, en répondant aux besoins du quotidien dans les villes, les quartiers et les lieux de travail… Mais comment faire pour articuler cet objectif avec les autres fonctions d’une organisation politique, notamment la formation, les batailles idéologiques, électorales et institutionnelles, le renforcement des luttes sociales ?

Que proposons-nous ?

Pour répondre vraiment à toutes ces questions en partant des expériences et des pratiques, il faut prendre le temps de nous rencontrer, de créer des relations de confiance, de dépasser ensemble les difficultés actuelles pour militer et s’organiser, de construire dans la durée. Mais il nous paraît aussi nécessaire d’afficher nos objectifs clairement dès le départ : nous proposons de construire une organisation politique d’un type nouveau, avec de nouveaux outils, qui en finisse avec les travers des partis politiques actuels – verticalisme, avant-gardisme, obsession électoraliste, déconnexion des quartiers populaires, entre soi, mots d’ordre sans prise sur le réel, etc. – qui soit à terme une véritable organisation qui assume son caractère politique. Nous voulons contribuer à révolutionner la société.

Suite à notre première assemblée générale, les 31 octobre et 1er novembre, nous nous adressons à toutes et tous pour construire, ensemble, une nouvelle organisation à la hauteur des défis de la période.

Nous proposons donc, dès aujourd’hui, de nous rejoindre pour :

Constituer des groupes de militant.e.s de divers horizons dans chaque ville, chaque arrondissement, où c’est possible, pour se rencontrer, discuter des perspectives abordées par ce texte et des enjeux de lutte au niveau local. Pour prendre des contacts avec des militant.e.s et habitant.e.s au-delà des grandes organisations existantes et tisser des relations de confiance en vue de constituer, en 2021, des collectifs locaux se réunissant de manière durable et régulière, capables d’organiser de premières réunions et initiatives publiques.

Commencer à construire de manière coordonnée de nouveaux outils politiques, notamment des formations militantes. Nous proposons de prendre contact avec les initiatives de formation déjà existants avec lesquelles nous pourrions travailler, de participer à leur renforcement et leur mise en réseau, et de contribuer à de nouvelles initiatives de formation et d’auto-formation, en partant des expériences et des pratiques pour former à l’action militante ainsi qu’aux théories et à l’histoire de la lutte contre le capitalisme, de l’antiracisme, du féminisme, de l’écologie politique. Nous voulons également créer un nouveau média politique, pour faire connaître les luttes, initiatives et alternatives concrètes dont nous sommes partie prenante, pour contribuer à la bataille idéologique au quotidien, pour organiser le débat entre nous et plus largement dans les mouvements sociaux et à gauche, pour diffuser des outils de formations, pour mettre en débat et avancer des propositions politiques. Dans un premier temps, nous proposons de mettre en avant des actrices et acteurs des luttes récentes et en cours et d’organiser des réunions locales ou nationales pour échanger à partir de ces expériences. Nous proposons de construire ces outils, et d’autres qui seraient utiles à nos luttes, en lien avec la construction d’une nouvelle organisation politique.

Initier un processus constituant de l’organisation politique. Un outil politique à la hauteur des enjeux devra regrouper bien plus que nos propres forces. Nous ne voulons ni nous substituer, ni rester en attente, mais initier un processus en construisant démocratiquement, à partir des discussions et initiatives locales, une nouvelle organisation nationale capable, dès 2021, de se doter d’un fonctionnement transparent, de décider de ses priorités immédiates, d’entrer en discussion avec d’autres organisations, de se développer, de nouer des alliances et de participer à des initiatives locales, nationales et internationales.
Une prochaine assemblée générale représentant les premiers groupes locaux et transversaux (formation, média, d’autres à venir) et esquissant plus précisément les contours de cette nouvelle organisation, est prévue entre janvier et mars 2021.

Rejoignons-nous !

Premier.e.s participant.e.s : Torya Akroum (Brou-sur-Chantereine), Marion Alcaraz (Militante anticapitaliste / Lyon), Pascale Arnaud (Syndicaliste CGT Spectacle / Paris 20e), Fayçal Arrouche (Militant associatif / Villejuif), Fernand Beckrich (militant écosocialiste, NPA, Collectif mosellan de lutte contre la misère / Metz), Farid Bennaï (Syndicaliste et militant au FUIQP / Juvisy-sur-Orge), Wiam Berhouma (Syndicaliste Sud Education, Noisy-le-Sec), Mathieu Bonzom (Contretemps / Aubervilliers), Céline Cantat (Montreuil), Christophe Chabbert (Poitiers), Hugo Coldeboeuf (Militant anticapitaliste, syndicaliste / Aubervilliers), Colette Corfmat (Syndicaliste, féministe, Ensemble!/ Paris 13e), Thomas Coutrot (Montreuil), Alexis Cukier (Attac, CGT, Ensemble! / Paris 13e), Bruno Della Sudda (Militant altermondialiste et autogestionnaire, membre d’Ensemble!, Nice), Laurent Di Pasquale (Militant Sud commerce / Avignon), Etienne Douat (Militant syndical et collectifs unitaires / Poitiers), Adrien Durrmeyer (journal Après la révolution / Paris 3e), Anaïs Enjalbert (journal Après la révolution / Saint-Etienne), Pascal Franchet (Gilet jaune, CGT, CADTM, Ensemble! / Lannion-Côtes d’Armor), Fanny Gallot (Syndicaliste et militante féministe / Montreuil), Isabelle Garo (Paris 20e), Vincent Gay (Montreuil), Lena Grigoriadou (Gilet Jaune, ATTAC, Ensemble! / Paris 13e), Kamel Guemari (Marseille), Michelle Guerci (Militante féministe antiraciste / Paris 20e), Paul Guillibert (Ecologiste, Paris 18e), Florence Henry (CGT, Montrouge), Jessica I (Militante féministe / Toulouse), Djamal Issahnane (Militant antiraciste et syndical, Ensemble ! / Paris 20e), Sabina Issehnane (Militante syndicale et associative / Paris 10e), Amélie Jeammet (Militante syndicale et associative, Pont-Audemer – Eure), Tiphaine Kazi-Tani (Paris 20e), Yala Kisukidi (Ivry-sur-Seine), Marianna Kontos (Paris 13e), Stathis Kouvélakis (Paris 20e), Maxime Lanoy (Montreuil), Fabienne Lauret (Solidaires, Attac, féministe, AG de lutte du Mantois / Flins-sur-Seine), Gérard Laplace (Marseille), Sylvie Larue (Cerises la coopérative / Rennes), Olivier Le Cour Grandmaison (Paris), Arthur Leduc (Syndicaliste, militant d’Ensemble ! / Nice), Corinne Le Fustec (Militante d’éducation populaire, membre d’Ensemble ! / Plérin-Côtes d’Armor), Patrick Le Moal (Militant associatif, membre du NPA / Rouen), Benoît Leroux (Militant syndical / Poitiers), Laurent Lévy (Les Lilas), Flora M (Bordeaux), Fabien Marcot (Co-fondateur Le temps des lilas / Lyon), Adrien Martinez (Syndicaliste / Bordeaux), Adrien Mazières-Vaysse (Saint-Denis), Arya Meroni (Militante féministe, Quatrième Internationale / Toulouse), Frédéric Monferrand (Paris 20e), Elisa Moros (Militante anticapitaliste, féministe / Aubervilliers), Marian Petitfils (Militant syndical et associatif / Paris 17e), Ophélie Pignolet (Militante féministe / Toulouse), Ugo Palheta (Membre du NPA / Paris 20e), Christine Poupin (militante écosocialiste, féministe, membre du NPA / Rouen), Marlène Rosato (Paris 17e), Daria Saburova (Paris 19e), Valérie de Saint Do (Paris 19e), Catherine Samary (QI, NPA, Attac, Association Autogestion, CFPE/ Paris 18e), Omar Slaouti (Militant FUIQP / Argenteuil), Eirini Stavrakopoulou (Paris 20e), Alexis Vilanova (Près Saint-Gervais), Béa Whitaker (Attac, Ensemble ! / Orsay), Xavier Wrona (journal Après la révolution / Saint-Etienne), Pierre Zarka (Association des communistes unitaires / Mancey – Saône-et-Loire), Mathilde Zederman (Toulouse).

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